Vous avez la possibilité de réaliser votre bilan de compétences sur votre temps de travail ou bien en dehors. Dans ce dernier cas, nul besoin d'avertir votre employeur. En revanche, s’il se déroule pendant vos heures de travail, vous êtes dans l’obligation de lui demander une autorisation d’absence au moins 60 jours avant le début du bilan. Votre courrier doit préciser les dates, la durée et le nom de l’organisme choisi. Le délai de réponse est de 30 jours. À noter qu’au-delà de ce laps de temps, l’absence de réponse vaut pour acceptation. En cas de refus, la décision doit être justifiée.
Pour les intérimaires, les demandeurs et demandeuses d’emploi, et les travailleurs et travailleuses indépendants, tout dépend de la date à laquelle la commission ou l’organisme se réunit pour étudier les dossiers. Néanmoins, le délai est autour d’un mois.
Tout bilan de compétences commence par un entretien préalable, gratuit et sans engagement. Vous pouvez donc solliciter plusieurs centres et choisir celui avec lequel vous vous sentez le plus en confiance. Cette entrevue consiste notamment à :
Il vous manque certaines informations ? Vous êtes hésitant quant aux différentes démarches ou sur la faisabilité de votre projet ? Vous souhaitez avoir plus de précisions sur le financement du bilan de compétences ? Faites part de vos questions à l'un des membres de notre équipe lors d'un entretien préliminaire de 30 minutes par webconférence. Cet entretien est 100 % gratuit et permettra de faire le point sur vos besoins et de bien vous orienter pour concrétiser votre projet.
C'est probablement la phase la plus importante du bilan de compétences, surtout pour celles et ceux qui n’ont pas de projet défini, mais qui souhaitent réellement faire bouger leur vie professionnelle. Cette phase permettra d'en savoir plus sur vous. Dans cette démarche rétrospective, vous allez analyser votre parcours professionnel, identifier vos compétences, exposer vos attentes, détailler vos centres d'intérêt, identifier les éventuelles difficultés, mettre en lumière vos prédispositions naturelles. Tout cela, par l'intermédiaire de dialogues, de tests, de questionnaires, de jeux de rôle ou encore d'une réflexion personnelle.
S'ensuit une démarche prospective dans laquelle vous allez définir concrètement votre projet professionnel. C’est-à-dire vérifier que ce dernier est conforme à la réalité du marché. Vous pourrez ensuite définir vos besoins en formation avant d'élaborer les différentes étapes de votre plan d'action.
Le compte personnel de formation (CPF) est un dispositif de financement pour la formation continue à destination de tous les travailleurs. Dès que vous commencez à travailler, vous cumulez annuellement de l'argent sur votre CPF. Le montant ainsi alloué est de 500 € à 800 € par an, plafonné à 5 000 € ou 8 000 € pour un salarié ou une salarié du secteur privé ou un travailleur ou une travailleuse indépendant. Ainsi, il suffit de quelques années pour pouvoir bénéficier d'un financement du bilan de compétences par le CPF.
Nouveauté depuis le 2 mai 2024 : le reste à charge CPF. De quoi s'agit-il exactement ? C'est une participation forfaitaire obligatoire pour chaque personne qui utilise ses droits CPF en vue de financer une action de formation, à l'instar du bilan de compétences. Depuis février 2026, le montant du reste à charge est de 150 €.
Le CPF des employés et employées de la fonction publique est alimenté en heures et non en euros. Que vous soyez donc fonctionnaire ou contractuel.le, à temps plein ou à temps partiel, vous cumulez 25 h par an, dans la limite de 150 h. Donc, rien qu'en une seule année, vous avez accès au financement de votre bilan de compétences, en dehors du reste à charge, puisque ce dispositif est limité à 24 h d'accompagnement.
Si vous êtes demandeur ou demandeuse d’emploi ou alors intérimaire, et si vous disposez du montant nécessaire sur votre CPF, vous pouvez également solliciter une prise en charge de votre bilan de compétences par l’intermédiaire de ce dispositif. À noter que les demandeurs et demandeuses d’emploi ainsi que les salarié.es dont l’employeur finance intégralement la formation sont exonéré.es du reste à charge CPF.
Autre point très important : depuis janvier 2026, le financement du bilan de compétences par le CPF est plafonné. Contrairement aux années précédentes, où il était possible d’utiliser l’intégralité de son solde si celui-ci couvrait le coût de la prestation, un montant maximum de prise en charge s’applique désormais. Ainsi, le CPF ne peut financer un bilan de compétences que dans la limite de 1 600 €, même si le titulaire dispose d’un crédit supérieur sur son compte.
Les salariés et salariées du secteur public ont le choix de ne pas avoir recours à leur CPF pour financer leur bilan de compétences. En effet, ce dernier peut être intégralement pris en charge par leur administration. Pour ce faire, il suffit de lui transmettre un dossier comprenant la demande de congé et la demande de financement. Là aussi, la participation obligatoire de 150 € n’est pas applicable aux employés et employées et est prise en charge par l’administration.
Petite précision : les agents et agentes de la fonction publique hospitalière doivent envoyer leur demande à l’ANFH directement.
Dans l’éventualité où un demandeur ou une demandeuse d’emploi ne dispose pas d'assez de fonds sur son CPF (ou pas du tout), il ou elle a la possibilité de demander un financement complémentaire auprès de France Travail. Cette aide, c’est l’aide individuelle à la formation ou AIF. Il n’y a pas d’obligation à être indemnisé.e pour bénéficier de ce soutien financier.
Le demandeur ou la demandeuse d’emploi fait le point avec son conseiller ou sa conseillère, qui valide sa demande. Puis il/elle transmet son dossier aux instances supérieures, accompagné d’un devis qu’il/elle aura obtenu au préalable auprès d’un organisme de formation habilité.
Pour prétendre à un financement de leur bilan de compétences, les travailleurs et les travailleuses indépendants et les intérimaires doivent se tourner vers leur fonds d’assurance formation.
Pour les intérimaires, il s’agit du FAF.TT, l’OPCO des entreprises du secteur du travail temporaire. Pour les indépendants et indépendantes, il en existe plusieurs, propres à chacun des secteurs d’activité et ils sont en mesure de prendre à leurs frais, pour certains seulement, le coût du bilan.
L’Agefiph est l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. C’est elle qui accorde le financement d'un bilan de compétences lorsqu’une personne en situation de handicap fait la demande, qu’elle soit en poste ou au chômage.
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